Fonctionnement & produits

Est-ce que mon système de phytoépuration est un lagunage ? Quelle différence entre les deux ?
La phytoépuration regroupe plusieurs méthodes d’assainissement utilisant les plantes et les bactéries pour traiter les eaux usées. Le lagunage en fait partie, mais il fonctionne avec des bassins d’eau libre, sans substrat, et nécessite de grandes surfaces pour être efficace.

Notre système s’inspire de ce principe, mais il est plus compact. Les bassins sont remplis de substrat, ce qui offre un support aux bactéries et augmente fortement leur présence. Résultat : l’épuration est plus performante pour une surface bien plus réduite.

En résumé :
• Le lagunage = phytoépuration extensive, grands étangs d’eau libre.
• Notre solution = phytoépuration compacte, avec substrat pour maximiser l’action des bactéries.
Mon système Phytostep fonctionne-t-il en hiver ?
Oui, parfaitement. Même si les plantes sont moins actives en hiver, les bactéries du filtre continuent de travailler et assurent un traitement performant toute l’année. La phytoépuration reste d’ailleurs même plus performantes en hiver que les microstations.
Y a-t-il des odeurs avec un système de phytoépuration ?
Non, aucune odeur ne se dégage de votre sytème d’épuration. Contrairement aux microstations qui injectent de l’air et mettent les boues sous pression — ce qui peut provoquer des gaz odorants — la phytoépuration fonctionne par gravité, sans aération. Le lit de graviers crée une barrière naturelle qui empêche les odeurs de remonter.

Les zones anaérobies responsables des odeurs sont confinées au prétraitement, mais comme il n’y a pas d’injection d’air, aucune odeur ne s’en échappe.
D’où vient votre kit ? Où est-il fabriqué ?
Notre kit est entièrement belge. Nous concevons nos propres cuves et maîtrisons l’ensemble de la chaîne de production. Nous travaillons avec des fournisseurs locaux en Flandre et en Wallonie, ce qui nous permet de garantir la qualité des matériaux, de rester en circuit court et de préserver l’aspect écologique qui fait partie de nos valeurs.
Que se passe-t-il si je m’absente longtemps ou si l’utilisation varie ?
Un système de phytoépuration supporte très bien les périodes sans utilisation. Il peut rester inactif de six mois à un an sans problème. Grâce à l’humidité résiduelle et à l’eau apportée naturellement (pluie, condensation), les plantes survivent et les bactéries entrent simplement en veille. Dès que le système reçoit à nouveau de l’effluent, l’activité biologique redémarre progressivement et le bassin retrouve son fonctionnement normal.
Dois-je modifier ma façon d’utiliser les produits ménagers ?
Notre système est conçu pour supporter l’usage de produits d’entretien classiques du quotidien. Aucun changement drastique n’est nécessaire, mais une utilisation modérée reste préférable. En résumé : vous pouvez continuer vos habitudes, tout en gardant une approche raisonnable pour préserver l’équilibre du bassin.
Est-ce que cela attire les mouches ou les moustiques ?
Non, le système n’est pas propice aux nuisibles. L’eau n’est pas stagnante et reste située environ 5 à 7 cm sous la surface du substrat. Elle n’est donc pas accessible aux moustiques et aux mouches, qui n’ont pas l’environnement nécessaire pour se développer.
Les plantes ont-elles besoin de beaucoup de lumière ?
Les bassins Phytostep sont plantés principalement de roseaux Phragmites australis. Ils apprécient la lumière, mais n’ont pas besoin d’un ensoleillement permanent. Une exposition partielle dans la journée suffit.

Ils poussent très bien en mi-ombre, même à proximité d’un bois. Si la zone est vraiment très ombragée, un léger élagage peut être effectué.
Puis-je garder ma fosse septique pour une phytoépuration ?
Oui, c’est possible si elle est en bon état. Lors de la visite de faisabilité, nous demandons qu’une vidange soit réalisée par un professionnel agréé afin de contrôler l’état de la fosse. Si tout est conforme, elle peut être conservée et intégrée au système.

Parcours client & installation

Quelles sont les étapes de mon projet d’assainissement ?
Tout commence par un appel pour comprendre votre projet. Nous planifions ensuite une visite de faisabilité gratuite afin d’analyser votre terrain (pente, sol, dimensionnement…) et de définir la solution la plus adaptée. Vous recevez ensuite un devis, et libre à vous de choisir votre entrepreneur, d’en sélectionner un de notre réseau, ou d’opter pour l’auto-construction : notre kit est conçu pour être installé facilement.

Après l’installation, nous revenons minimum dans les 24 h pour vérifier le bon fonctionnement du système et poser la plaquette d’agrément. Nous vous accompagnons également dans toutes les démarches administratives (SPGE, primes, contrôles) ainsi que pour l’entretien. Au final, vous obtenez une solution durable pour les 30 à 40 prochaines années.
À quoi sert la visite de faisabilité ? Que vérifie-t-on ?
Cette visite permet de confirmer que votre projet est réalisable dans les meilleures conditions. Nous analysons les paramètres techniques du terrain (pente, espace disponible, nature du sol) et vérifions l’exutoire, le dimensionnement et l’intégration de l’ensemble de la filière : prétraitement, traitement et rejet.

L’objectif est d’assurer une solution performante, bien intégrée à votre gestion globale de l’eau.
Qui installe mon système Phytostep ? Puis-je l’installer moi-même ?
Vous avez le choix. Votre entrepreneur peut installer le kit grâce à notre guide détaillé. Si vous n’en avez pas, nous pouvons vous en recommander un de notre réseau Phytostep.

Et si vous préférez l’auto-construction, notre kit est pensé pour être monté comme un Lego, léger à transporter et très simple à assembler. Nous pouvons également vous accompagner lors des étapes clés.
Quelle surface faut-il prévoir pour une phytostation ?
La surface dépend du dimensionnement, donc du nombre d’équivalents-habitants (EH) de votre maison, et du type d’eaux à traiter (eaux grises ou toutes eaux). Cette estimation est personnalisée et définie lors de notre échange téléphonique ou de la visite de faisabilité.

À titre indicatif : environ 2 m² par EH pour les eaux grises et 5 m² par EH pour les eaux usées domestiques en filière horizontale.
Le terrain doit-il être en pente pour que le système fonctionne ?
Absolument pas, une pente n’est pas indispensable. Avec un léger dénivelé, le système fonctionne gravitairement. Sinon, une pompe de relevage peut assurer l’écoulement.
Dois-je faire un test d’infiltration pour installation mon système de phytoépuration ?
Pas forcément. Si l’exutoire retenu est un système d’infiltration, un test est alors indispensable pour dimensionner correctement la phytoépuration. Phytostep peut réaliser ce test pour vous.

Cependant, nous vérifierons aussi si l’infiltration est vraiment la meilleure option ou si une solution plus simple (bac de récupération, rejet vers un cours d’eau, etc.) est possible.

Entretien

Comment entretenir mon système de phytoépuration ?
La phytoépuration demande très peu d’entretien car elle fonctionne sans électricité ni pièces mécaniques.

Un contrôle officiel doit être réalisé tous les 18 mois par un prestataire agréé SPGE. Ce contrôle — largement remboursé — vérifie le bon fonctionnement du système, analyse l’eau et mesure la hauteur des boues. Le rapport est ensuite transmis au client et à la SPGE.

La vidange est moins fréquente que pour les micro stations : tous les 4 à 10 ans en moyenne. La plateforme SIGPAA vous prévient automatiquement lorsqu’elle est nécessaire, et les frais sont pris en charge par la SPGE.

Enfin, un simple fauchage annuel des plantes suffit, vous pouvez le faire vous-mêmes ou nous pouvons nous en occuper si vous le souhaitez.
Comment entretenir mon système de phytoépuration ?
Oui, c’est un des grands atouts de la phytoépuration. Les eaux traitées peuvent être utilisées pour l’arrosage ou le nettoyage extérieur.

Notre filière facilite la récupération des eaux traitées pour deux raisons :
- d’une part, la phytoépuration offre une qualité d’eau nettement supérieure que les systèmes traditionnels
- d’autre part, sa conception en surface permet de rediriger facilement l’eau en fin de traitement vers un point de collecte ou un réservoir prévu à cet effet.

Réutiliser votre eau, c’est réduire votre consommation, faire un geste écologique et diminuer vos coûts.
À quel moment tailler les roseaux ?
La période de coupe s’étend du 15 novembre au début mars. Les tailler avant la fin de l’hiver est préférable, car les tiges encore debout sont plus simples à faucher. Une fois couchées, l’opération devient moins pratique.
Quelle est la durée de vie d’un système de phytoépuration ?
On estime qu’une installation reste pleinement efficace pendant au moins 35 - 40 ans avant qu’un colmatage potentiel ne survienne. Cependant, notre kit est conçu avec des matériaux durables, ce qui lui permet généralement de dépasser cette durée.
Faut-il remplacer les plantes avec le temps ?
Non, il n’est pas nécessaire de la plantation. Les roseaux utilisées sont des plantes vivaces qui s’autorégulent naturellement au fil des années.

Cadre légal & normes

Qu’est-ce qu’un équivalent-habitant (EH) et comment dimensionne-t-on une installation ?
Le dimensionnement est une étape centrale lors de l’étude de faisabilité. Il se base sur une vision d’ensemble du projet et prend en compte la charge polluante, les normes de rejets à respecter ainsi que le nombre d’équivalents-habitants (EH).

Un EH correspond à la quantité moyenne de pollution produite quotidiennement par une personne. Ce chiffre sert de référence pour déterminer la taille du système nécessaire au bon traitement des eaux. Plus le nombre d’EH est élevé, plus le bassin devra être dimensionné en conséquence.

Pour illustrer : si une maison peut héberger 7 personnes mais n’en compte que 2 aujourd’hui, on dimensionne généralement pour une valeur intermédiaire, ici environ 5 EH, afin d’anticiper l’usage futur.
En quoi consiste l’agrément Phytostep ?
Notre kit toutes eaux a été validé par un comité d’experts de la SPGE. Cet agrément certifie la qualité, la robustesse et l’efficacité de notre filière, et vous ouvre l’accès à certaines primes.

La SPGE valorise d’ailleurs les systèmes extensifs comme le nôtre en accordant une prime plus élevée que pour les solutions classiques, grâce à leurs performances supérieures et à leur grande fiabilité.
Puis-je mélanger mes eaux grises avec les eaux de pluie ?
Non, vous ne pouvez apas. L’eau de pluie, surtout lors de fortes averses, pourrait traverser le système trop rapidement et « rincer » le filtre. Le temps de traitement ne serait alors plus suffisant, ce qui nuirait à la qualité de l’épuration.
Quelles conditions devez-vous remplir pour installer votre système d’assainissement en zone d’assainissement autonome ?
Selon wallonie.be, l’installation d’un SEI est obligatoire en zone d’assainissement autonome lorsque :
• l’habitation a été construite après le plan (PCGE ou PASH) classant la zone en assainissement autonome ;
• des travaux soumis à permis augmentent la charge polluante du logement ;
• le bâtiment se situe dans une zone prioritaire sensible pour l’environnement ;
• la commune impose un SEI pour régler un problème de salubrité ou de pollution.
Qu’est-ce que le GPAA et à quoi sert-il ?
Le GPAA signifie Gestion Publique de l’Assainissement Autonome en Belgique. Ce service public est chargé de contrôler, encadrer et accompagner les installations d’assainissement individuel (comme la phytoépuration) pour garantir leur conformité et leur bon fonctionnement. Il vérifie notamment les projets, les mises en œuvre, et assure le suivi dans le temps.
Qu’est-ce que le PASH ?
Le PASH correspond au plan qui organise la manière dont les eaux usées doivent être traitées dans chaque sous-bassin hydrographique wallon. Il sert de guide pour savoir où l’on impose un raccordement collectif, où l’assainissement individuel est autorisé et comment les priorités sont définies en matière d’infrastructures et de gestion de l’eau.
Qu’est-ce que la SPGE ?
La SPGE, ou Société Publique de Gestion de l’Eau, est l’organisme wallon chargé d’organiser et de superviser la gestion de l’eau. Elle intervient notamment dans l’assainissement des eaux usées, la protection des ressources hydriques et le financement des installations, qu’elles soient collectives ou individuelles. Son rôle est de garantir une gestion durable et cohérente de l’eau sur le territoire.
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